La défense sicilienne est une des ouvertures les plus jouées
du jeu d'échecs. Populaire auprès des joueurs de tous niveaux, elle s'obtient
après les coups 1. e4 c5. Elle appartient aux débuts semi-ouverts et est très
utilisée face au coup blanc 1. e4.
L'idée principale de la défense sicilienne est d'opposer à
l'avantage d'espace des blancs au centre et à l'aile roi, un contre-jeu actif à
l'aile dame, retardant souvent le petit roque. Depuis plusieurs décennies, elle
est très populaire, car elle offre aux noirs de réelles chances de gain sans
devoir se contenter de l'égalisation, tandis que d'autres ouvertures, comme
la défense russe, limitent certes les chances des blancs, mais offrent
moins de perspectives de victoire aux noirs également. La sicilienne conduit à
un jeu très dynamique, ce qui plaît généralement aux joueurs de club.
De plus, elle s'impose dans tout répertoire d'ouvertures
d'un joueur de première catégorie. Selon le GMI Svechnikov,
« aucun joueur ne peut devenir champion du monde s'il n'inscrit pas dans
son répertoire la défense sicilienne. »
Cette ouverture, l'une des plus étudiées sur le plan
théorique, contient de très nombreuses variantes. En effet, Greco le
Calabrais l'étudiait déjà au 17ème siècle. Cependant, elle ne figurait
pas, à la différence de la partie espagnole et de la partie
italienne, dans le Traité (manuscrit) dit de Göttingen, ni - à la différence
notamment de la défense française ou de la défense scandinave -
dans le Traité de Lucena, deux ouvrages qui rassemblaient l'essentiel du
savoir échiquéen à la fin du 15ème siècle. De ce point de vue, la défense
sicilienne peut être considérée comme un raffinement de la théorie échiquéenne
naissante à cette période.
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